L’identité selon moi, c’est ce dont à quoi l’on se réfère, et pas ce avec quoi l'on se confond.
C’est ce qui nous aide à mieux nous comprendre, une ressource à protéger.
Il ne s’agit pas d’une histoire que l’on se raconte, de quête ou de lutte qui ne nous concerne pas, mais bien de ce qui nous traverse directement, la conscience de nos caractéristiques uniques dans l’immense autour.
Cette identité, il est important de la construire sur un socle solide et sincère. Sinon il devient simple de se la faire voler.
Chacun d’entre nous détient un pouvoir spécial, une force vitale dont il découle une puissance d'agir, et le choix appartient à chacun de diriger cela vers ce qui lui semble important. Il s’agit de diriger cette force avec conscience.
La conscience solide de l’ être permet de poser un socle stable sur lequel l’on peut expérimenter ses propres besoins et donc diriger sa force et son intention pour s’honorer soi, puis ce qui nous inspire.
Lorsque l’on ne parvient pas à trouver ce socle, cette valeur en nous, on peut être tenté de la chercher dans l'autrui.
Il est possible de penser se trouver profondément dans une cause, une relation, un mouvement politique ou religieux. De s'identifier inconsciemment à un rôle, un groupe ou encore à un diagnostique. Mais chaque tentative de combler une structure interne par une substance extérieure n’est qu’un voile qui colmate temporairement ce qui reviendra plus difficile à traverser ensuite. Les choses qui nous entourent restent des outils pour appuyer notre quête de connaissance de soi, et ne sont en aucun cas un absolu qu’il faut ériger comme toute vérité.
Parfois l’inconscient porte des blessures qui laissent transparaître une faille pouvant devenir une porte d'accès pour l’externe, capable d'en saisir la substance et de l'orienter à notre insu.
Affûter sa conscience critique et choisir ce que l’on reçoit, et intègre en nous peut sembler être une bonne porte de sortie face à l’affluence d’informations et de solutions qui nous sont proposées. Il devient ensuite plus simple de discerner et choisir vers quoi l'on dirige notre énergie.
La recherche d'une vérité absolue dans l’externe est vaine.
Une alternative peut être la démarche de connaissance et solidification de soi à travers des pratiques méditatives, sportives, créatives. Apprendre à observer, se laisser traverser par les sensations et avoir confiance en sa capacité à se sentir suffisant, je dirais même parfait par la seule capacité d’être et d’incarner le monde selon ce qui nous habite, passions et valeurs.
Faire ensemble aide d’autant plus à accepter la singularité de chacun. Apprendre à composer et à demeurer en conscience pour créer des choses qui nous correspondent profondément semble être une alternative au fait de s’engager pour une lutte, ou contre une autre, et de se fatiguer là où notre être ne résonne pas.
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